Wembanyama 41 pts et 18 rbds : les Spurs écrasent les Warriors
127-113 à San Francisco : Wembanyama claque 41 points et 18 rebonds face aux Warriors, une performance MVP qui propulse les Spurs en saison régulière.
Une démonstration de force signée Victor Wembanyama : le pivot des San Antonio Spurs a écrasé les Golden State Warriors 127 à 113 au Chase Center de San Francisco, le 1er avril 2026, en saison régulière, en compilant 41 points et 18 rebonds en seulement 29 minutes de jeu. Une performance qui relance sérieusement le débat sur le trophée MVP.
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41 points en 29 minutes : Wembanyama prend San Francisco d’assaut
Les Warriors espéraient peut-être profiter de l’avantage du terrain, mais la soirée s’est rapidement transformée en récital. Dès le premier quart, le Français impose son emprise physique dans la raquette adverse, enchaînant les finitions près du cercle et les rebonds offensifs qui remettent San Antonio dans le rythme. En première mi-temps, le ton est donné : l’équipe texane affiche une avance confortable, portée par la domination intérieure de son franchise player et un Stephon Castle qui commence à distribuer le jeu avec autorité.
Au troisième quart, Golden State tente de réagir. Jeenathan Williams et L.J. Cryer allument quelques braises côté Warriors, mais chaque tentative de retour se heurte à l’efficacité chirurgicale de Wembanyama, qui termine à 16 tirs réussis sur 22 tentatives — une adresse exceptionnelle pour un joueur de sa corpulence. Le numéro 1 de la draft 2023 ajoute trois contres décisifs, suffisants pour refroidir les velléités adverses.
Le quatrième quart officialise la correction. San Antonio gère son avance en s’appuyant sur son collectif, et le score final de 127-113 traduit fidèlement l’écart de niveau entre les deux équipes ce soir-là.
Castle à la baguette, Champagnie en soutien : le collectif spurs tient son rang
La victoire ne se résume pas qu’à la partition du phénomène français. Stephon Castle signe une soirée de meneur accompli avec 15 points, 7 rebonds et 11 passes décisives, prenant les clés du jeu extérieur pour soulager son coéquipier. Dylan Harper ajoute 13 points et 5 passes, tandis que Harrison Barnes contribue à hauteur de 13 points et 6 rebonds depuis le banc ou le cinq. Julian Champagnie, malgré un shooting extérieur en demi-teinte (4 sur 13 à trois points), inscrit 15 points et maintient la pression sur la défense de Golden State.
Les Warriors, privés d’un collectif suffisamment huilé, ne trouvent pas de solution pour contenir le phénomène. Leurs trois meilleurs marqueurs — Williams (18 pts), Cryer (17 pts) et Omer Yurtseven (17 pts) — n’ont pas pesé assez lourd collectivement pour compenser le gouffre creusé en raquette.
Ce que cette nuit confirme sur le dossier Wembanyama
La performance de Wemby : efficacité et domination totale
Avec 41 points, 18 rebonds, 3 passes, 3 contres et un différentiel de +16 en 29 minutes, Victor Wembanyama livre l’une des copies les plus abouties de sa jeune carrière. Son taux de réussite au tir (72,7 %) témoigne d’un joueur qui travaille ses angles et ses prises de décision — ce que le Français lui-même qualifie, selon L’Équipe, de « gros axe de développement cet été ».
Contexte équipe : San Antonio construit quelque chose
Les Spurs affichent une cohésion croissante, avec Castle qui monte en puissance comme chef d’orchestre fiable. La victoire à San Francisco, sur le parquet d’une franchise historique, confirme que cette équipe n’est plus en simple reconstruction — elle est en train de définir une identité compétitive.
Suite : le calendrier comme juge de paix
Dans la course aux playoffs, chaque victoire compte double en fin de saison régulière. Les Spurs devront confirmer cette forme étincelante lors de leurs prochaines confrontations pour maintenir leur pression au classement de la conférence Ouest. La question n’est plus de savoir si Wembanyama peut porter une franchise — c’est désormais jusqu’où il est capable de l’emmener.